La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Bleus, blanc, pourpre.  

 

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Se souviennent les adieux de ma France d’une Marianne au cœur papillon. Bleu blanc rouge cheveux au vent, sur un rebord de lèvre sa Marseille, Charlie hebdo, Charlie le spleen. Si le Quartier Latin était resté ce gamin avec sa musique de saltimbanques, son arlequin de trottoir caressant Carmen du bout des doigts. ô ! Chimène j’ai le cœur arrosoir !  La main criblée de désespoir tourne-pages. Sur un air des valses de Vienne me reviennent les pavés de mai soixante-huit, la migraine d’une rue… Louve aux yeux clairs sous la brume, Paris ma fugue. Le vent cire mes sabots, pauvre bergère, l’oiseau sur la branche sifflote dans son ghetto, troubadour des cieux. L’airelle et le vieux carrousel  vieille ardoise où l’écolière se désespère. Madame la France, je vous écris cette petite bafouille… La larme pucelle, quai d'Orsay ma misère étalée. L’hirondelle s’en est allée, dénichée de son faubourg, des nichées de pigeons voyeurs sur l’esplanade et sur son estrade ses ailes se sont brisées. Bohémienne sous la brise, à l’épaule au chandail d’un givre, la prunelle libertine précieuse, la balafre du bitume, parisienne de l’écume. 

 

 

 

 

 

 

 

 Janvier 2017, j'ai le cœur maraudeur.

 

 

 

Fiction, Rachel Désir.



09/01/2017
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