La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Bonne fête papa-maman.

 

 

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Sur nos regards inquiets déposer des instants de paix, l’hirondelle et ses bas quartiers, les ailes basses … Et s’émeut le parfum de la rose valse scandinave, à touche-touche d’une lèvre à scandales une lettre à Élise, ma mer, ma mère, tous nos naufrages inondent Venise. Laisse-moi m’enivrer dans la prunelle de ton adieu, gloutonne de mes sanglots. Une fièvre naufragère tes pas de guéridon, petit poète, ce soufflet à soufre, souffre-souffle de nouveau-né dernier fruit hivernal et tes lèvres me parlent déjà à l’imparfait … Tous nos matins sucré-natal puis la lumière du bon dieu dans tes yeux, me courrouce d’un adieu le sommeil de ta prunelle. Á la cime de l’arbre sur la plus haute branche à la sève pleureuse la brindille asséchée. S’il est vrai qu’au dernier battement de cœur les blés d’or sont coupés. La pluie et ses lambeaux t’ont courbé le dos pour le prix d’un landau d’amour ghetto, une petite môme sauvageonne élevée à la léthargie d’un sein. Mère ma louve aux yeux clairs un immuable portrait, suspendue à ton cou l’obédience d’un traître à genoux. Et la larme est profonde, le cœur à l’abandon, messagère poussive. Du pain et un croûton mordoré de tendresse me suffisent à grandir. Un voile  d’immortelles un princier bas de laine posé sur le dernier soubresaut de tes reins. Dernier envol du trottoir des saisons un vieux vol d’oies sauvages, la Gauloise au bord de mes lèvres source vive. Ô petit bohémien ! Le givre du destin me brûle ma main. Fringale d’un cahier de brouillon un sonnet à la rime humide, un dernier vers à soi à la torche immorale somnolente, sonneur au quatre vents les vestiges du temps et la larme promise.

Puis soudain la tiédeur d’un immigré … Entre tes seins, au doigté assassin la mémoire de mon père, est-ce que c’est plus beau là-bas … Papa ?  Du bout de doigt d’un cœur ton absence assassinait la mère et l’enfant. Conquise à présent par l’innocence d’un fœtus je ne creuse plus ta tombe d’un pourquoi, d’un comment, de pour qui ce coma.

 

 

Petit mot de l'auteur :

 

Il faut parfois épurer les maux avant qu’ils nous entraînent au tombeau où l’artiste s’endort sur un dernier mot.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://static.blog4ever.com/2006/01/94307/signature_3.gifRachel Désir



29/05/2016
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