La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Conférence à deux temps de draps blancs.

 

 

 

 

 

 

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Etre femme, gémir louve dans l'impatience d'un regard, qu'il n'y eut qu'un égard, l'amour d'un quai de gare. Et je geins, mademoiselle, à l’appel immuable de votre jupon valseuse d’émotions, votre guêpière petite infirmière, votre balancelle ma jouvencelle, et votre chignon n’est qu’éphémère union. Ô ! dîtes-moi tendre bergère vos sanglots sont sans repère, mon cœur et sans appel. Parce que c’est toi je serai cette immigrée reflétée à l’aube de ta prunelle et je te dirai rebelle mes maux de bouche révoltée. Dois-je encore rêver de cette alcôve de nos tendres années, buée sur les vitres des quatre saisons, tisserande d’un napperon où mon cœur est éperon brodant un prénom à scandale, mes lèvres à la Scandinave. S’étend à s’y méprendre lange blanc ta laitance puceau imberbe à l’insistance d’un gosse désarmé. Des armées de cotonnade où ta ronde fut légère et court-vêtue. Et cette cour d’instance deux orphelins fusillés. Chuchotement, encoche du temps, le procès verbale d’un amour pare-bal … Et la chute chante et pleure shit et chut démembrement de cœur, compte-fleurs,  chanvre au vent …  De ports d’autres peaux à pores évincés, deux mains répudiées, des épousailles larguées du bout de tes doigts, d’un doigté châtié. Eventail épouvantail, nos amours mortes, geindre à la courte paille les pas de deux aliénés, la saignée d’un champ de blés … Et l’alcool épuré une gueule d’amour dans le rétro viseur. Une larme est puisée métro voyeur. Commissaire-priseur une robe blanche sur l’enchère de mes hanches. Entre cigale et cigare nos notes, mélopée cendrée  des feuilles mortes des yeux de notre automne. Et au loin drapeau blanc tel l’albatros blessé, aux ailes déployées notre étendard empereur  à marée basse, épave lasse quatre pans de vie. 

 

Tu comptes tes petits bouts de papier et moi je conte sur un bout de papier, tu es mon adolescence  la maîtresse de mon cahier de brouillon. Nul temps n’efface le tourbillon de nos amours souillons. Cette éclosion de jouvenceau à l’alpage incertain où se mâtinent les fleurs du bien, les fleurs du mal.

 

J’ai tant aimé Baudelaire que chacune de ses aubes me dore, ambre d’ange.

 

 

 

Quiz littéraire :

Dans cet extrait, deux seules personnes sont en scène, trouvez-les …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30/03/2016
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