La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Fruit d'insolence, pomme des cieux.

 

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L’aube est tombeau,

et Circée au pourpre

de tes lèvres fosse

s’agglutine comme un souffle chaud.

Au port de sa peau

flotte un cargo.

Ici-bas ses petits riens,

hissez haut marins !

Un matelot niais,

agnelet

sous l’algèbre de ses courbes,

paysage autiste.

Fourbe !

Nier la rose,

au gré du vent,

la yeuse coureuse

hymne dans le temps

et la croqueuse joueuse,

benêt,

viens voir si ta mie

est fleur éclose.

gelée royale étalée

sur son buste fleuri.

La vague rose les emporte,

l’eau bleue sans surface reflète les visages brisés,

les yeux amusés,

corps nus musent dans les chemins sinueux,

cornent les muses, expirent les chants des cieux.

Toute la nuit l’aube attendait la mort des vagues,

la douce agonie des sens en flamme,

cornemuses voguent

en ce matin lames.

Saints ! Lourdes, les corps pèlerins,

seins lourds et beaux reins,

purifier les tentations

en érotiques ablutions.

Odeurs de seins tétés

odes et heurs de sainteté

en arabesques bleutées,

voile bleu camoufle les baisers roses,

et des lèvres ecchymose

se font fleur bleue,

humectées chairs nues en osmose

henné de Savoie bleu

et robe moulante petit pois

libertine affamée, l'air bourgeois

prie nue tenant le cierge en bois,

de sa main  toise,

octaves d’Ulysse.

Tournoyant dans la ronde turquoise,

douve,

se fondent dans le cosmos

deux âmes,

louves.

 

 

Coécrit avec AL

 

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21/06/2014
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