La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Poème à sonnette.

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Au poète tombé

tant la rose a pleuré,

de rosée éplorée

tant qu’un lac gelé.

Un matin déporté

d’un cœur querellé, 

tel un soldat rampant

au milieu des barbelés,

bal tremblant

de larmes  ensommeillées.

 

D’une gerbe assoiffée

image sournois

un décolleté de novembre

les cendres de décembre.

 

Et l’éther morcelé d’un bien triste voyage

où s’émeut chemin de terre la terre entière.

En cette tranchée, vair,

les vers luisant

ne sauraient qu’égrener

quelques rimes légères,

grimaces d’un babillage,

prose énamourée,

bretelles

un cœur et sa javelle.

  

Connaîtras-tu l’ivresse de la dernière adresse ?

Ne serait-ce qu’une aumône de liesse …

Á la môme champêtre

une aquarelle équestre,

pamphlet,

un pan,

une plaie.    

Et sous un voile étoilé

un ver luisant

et un balayage d’été,

une veillée 

et d’un lange entrebâillé

un linceul de papier.

En la montre échappée

blanchissent ses lèvres,

tombée.

 

 

 

 

 

 

 

 

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30/11/2015
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