La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Á Mathias et Louis.

 

 

 

 

 

 

 

Les petits enfants préfèrent les grosses mémés où sur leurs joues potelées de leurs lèvres humides ils déposent à volonté des baisers bien chauds. Saveur aigrelette d’un temps fugueur, ils ont le goût de sucre ces bisous de petits voyous. Finesse d’un autre âge,  ils sont filous de tendresse et j’avoue me laisser prendre à leur guet-apens. Je suis leur fleur et mes petites abeilles butinent allègrement le nectar de mes cinquante ans. Je deviens fée clochette et j’embellis  toutes leurs sottises, chut … Papy n’est pas ogre mais aime bien les fossettes de mémé. Il prête grand-mère mais attention il veut la garder coquette, pas bariolée comme un coloriage, de confiture et de peinture. Elle est parfois fée carabosse mémé quand des petits doigts malicieux se sont glissés dans sa chevelure … Les mains collantes de caramel, ils aiment bien coiffer grand maman. De son jupon ils en font un torchon de table d’artiste, leurs yeux dans les étoiles, ils dessinent leur monde à eux, lutins et barbe à papa s’y promènent et je me surprends à rêver avec eux à cet univers enjôleur.

 



13/02/2013
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