La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

La petite dame au camélia.



L'écharpe d'un rêve.
L'écharpe d'un rêve. :

Berceuse vénitienne

les caresses s'entremêlent

chapardeuses de silence.

 

RD

 

 

 


Mélancolique girl.
Mélancolique girl. :

Et si l'on s'est aimé de pourpre et de larmes oubliées...  

De nos matins mendiants sous la voûte du temps ne reste qu'un instant.

Goûter encore un peu le rebord de tes lèvres sous les embruns d'une dernière fièvre.


Rose blanche.
Rose blanche. :

Lune de miel,

corselet de lumière,

blancheur éternelle,

chandelle crénelée,

pipoteuse. 

Rachel Désir

 


À  petit bout d'intimité...
À petit bout d'intimité... :

Griffonnage au café d'un soir.


L'orchidée.
L'orchidée. :

La fleur de deuil en veille, le temps passant de tendresse, la caresse de l'absence chandail d'amour sur des épaules frivoles, au vent ivre se dessine une main dans tes cheveux et ce faubourg d'un jour ne cesse de changer d'adresse…

Rachel Désir


Triller de femme.
Triller de femme. :

Corolle feutrée,

rêves inachevés,

charme d'un chandail.

RD

 


Me diriez-vous mademoiselle ?
Me diriez-vous mademoiselle ? :

Me diriez-vous mes demoiselles ? 

Qu'il n'est plus beau rendez-vous…

Que ce bal où vous me conviez.  

RD


La petite dame au camélia...
La petite dame au camélia... :

Un printemps désuet chemin de fleurs fanées.

En ce matin frimeur, aucune prétention, juste feuilleter le temps, écorner les heures, retrouver ta main dans mes cheveux, le flirt de nos lèvres au seuil du bonheur. Là où l'échappée serait belle, baroudeuse de nos chemins randonneurs de cœur. Si ma main est cette infidèle c'est qu'elle file encore la laine des jours heureux de ces deux mômes racoleurs de baisers d'un banc public. À la prunelle d'école buissonnière, quand tes joues empourprées de mon rouge à lèvres tu rentrais chez toi en disant à tes parents que : " Ce n'est pas de ma faute, ma prof de math est amoureuse…"

Rachel Désir.


Dites le avec des fleurs.
Dites le avec des fleurs. :

En noir et pourpre. 


Par la porte du poète.
Par la porte du poète. :


Le rideau s'est levé, sur la scène une gerbe de fleurs…

Nous l'aurions tant aimé si nous l'avions connu.

La vie et ses innocences de rue,

un parfum de trottoir oratoire d'un inconnu.

Les feuilles mortes le dansent encore dans la rousseur automnale.

Éternel tombeau pleurent les colombes. 

Peu importe la plume tant que le voyage est là. Le temps est un artiste sans bagage.

RD