La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Écharpe de deuil.

 

La besace sur le dos, le temps l’emmène, l’entraîne … L’estampille de la vie crie sur ses genoux, prie et guerroie. Elle rêve d’un jardin multicolore, notre guerrière, gamine tu as les yeux revolver, le regard vers je ne sais où, le magma en berne, tes feux de joie sont d’autrefois …

Le vent anxieux et sournois noue la chevelure de ses blés d’or, les épis fanés, le sang des poètes se déverse pensant lui redonner l’ivresse de la rose, la sève du premier bonheur. Oh notre mère terre, pleurer ainsi, après un si long chemin ! Où sont gravés tes mémoires dans un champ de désespoir ? Le chant d’honneur blâme ta pâleur estivale. Redevient vierge, les larmes du ciel lavant tes sillons  n’engendrent que misère.  Chut … Écoute le bruissement d’ailes du goéland argenté, son envol, une envolée d’argent, le coiffeur des mers le noie dans la boue noire des grands bateaux au cœur échoué. Partage la douleur et l’angoisse, le riz et l’innocence,  l’argenterie de tes aïeux mais ne vole pas les mots du bon dieu ! Ne déchire pas les rimes du soleil, les lunes de miel, les grandes feuilles d’automne où des muses s’éveillent   … Comme le peintre panse sa toile de rêve, comme un gamin dessine son parchemin, prends soin de nos prochains.

 



16/02/2013
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