La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Fleur éphémère.

 

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Il n’est plus douce vierge

 

que le sein de ma mère.

 

Brûle en ses tétons

 

le cierge

 

des quatre  saisons.

 

Il n’est plus amer 

 

que le fruit de l’hiver

 

bourgeonnant 

 

au couchant

 

de sa mémoire.

 

Il n’est plus infidèle

 

que le printemps

 

jonchant les roses,

 

quand le temps s’époumone.

 

Il n’est plus long frisson

 

que la dernière brise.

 

Il n’est plus monotone

 

qu’une main qui s’oublie

 

sur une poignée de porte,

 

tour d'ivoire.

 

Une gorgée de nostalgie

 

à la trémie de la vie,

 

un sous-verre se brise

 

une larme,

 

une femme

 

et une fleur,

 

et l’été se sclérose.

 

Il n’est plus dormeur

 

que les feuilles mortes,

 

ailes des neiges éternelles.

 

 

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10/08/2014
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