La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

In vitro.

 

 

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Sous l’abat-jour de cette couche je me saoule d’un faux éclairage. Du bout de mes doigts tremblent nos vieux maux d’amour. Du bout de nos vieux jours j’inaugure de nouveaux mots d’amour. Et sous le rideau de tous nos jours la venelle de nos lèvres, d’amour parle en silence. De ce silence de tous les jours dormeur de nymphe. Les billets doux de l’abstinence, le chant du rossignol effleure ma robe blanche à traits tirés. Et moi enfant blessée je montre les griffes blanches d’une illettrée, je ne sais pas lire l’absence de ces mots égrenant le temps à coup d’indifférence. Des airelles, quelques souvenirs, me prend à la gorge le souffle d’un tango, Argentine … Se cambre romance une rue de Saint Germain des Prés, une fleur de lys, une vie sous saisie. Le brame de nos larmes, une fièvre insurgée m’assiège, m’assaille. S’habille mon passé gitan, une brèche de la faim de quelques soupirs d’une nichée sur la corniche.

 

 

Tous les maux ont le poids de leurs mots d’intimité. Le temps est un débarras où l’on cloître quatre saisons, à son fenestrou des bourgeons, des fleurs, des feuilles mortes et l’immaculée conception. Á jouer à la marelle en espadrille, le roulis d’une partie de billes, l’enfant à naître naît toujours, le vieillard à partir se meurt un jour. 

 

 

 

 

 

 

 

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10/05/2015
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