La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

La portée des quatre vents.

 

 

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Avec ses misères galope la vie. Avec ses cheveux blancs s’en va l’enfant. Ses chevaux de tendresse brisent le temps, sa main dans le vent est un guet-apens. Dis-moi mon bel amant  … J’ai oublié notre anniversaire sûrement l’autant grisonnant, poivre et sel le nudisme du temps, l’autan souffle sur la berge. Au bord de la rivière une lettre en rappel, des cailloux blancs, des ricochets ! Un vieux bout de papier déridé, roulent les galets … Des places de ciné, garde-moi une place sur un strapontin. L’averse arrive au loin, des clapotis sur le parvis, un garde-fou dans les prunelles y s’ajournent quelques souvenirs … Je m’abonne au canal enchaîné, traînent mes pieds, des éclats de granite sous mes semelles, la gestapo des regrets vient me chercher.  Je refais une poussée d’acné, je me vois recourir dans les prés, des épis de blés, gerbe d’été. J’ai trop nagé dans l’eau écarlate de l’océan …  La mer s’endort à mes pieds, son salin pianote  quelques reflets bleutés caresses à fleur de peau de vagues dénudées. Un écho de cœur, ta main est une immigrée, ma mémoire une écorchée de satin, se fane du jasmin sur un chemin. Je range tout dans un tiroir, histoire de garder un bout de vie pour demain pour quatre mains fouinant dans une armoire, de la naphtaline dans nos cheveux.            

   

 

 

 

 

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30/04/2015
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