La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Á mon tendre.

 

 

 

 

Tu es né fleur pourpre et tu meurs en corolle blême. Mais mes yeux veillent sur ton illusion. Laisse moi filtrer les murmures de tes silences,  les pleurs de ta bouche, les rires de tes iris, le sourire de ta peau. Chacun de mes rêves a le rythme de mes caresses que mes doigts n’osent plus te donner. Mes prunelles, gardiennes des caprices du temps respirent  dans les pores de nos pauvres draps. Le temps d’une chanson, de quelques notes, papier carton, brouillon, apprenons notre leçon. Au gré de pétales jonchant  l’érosion des mots d’amour, courbons-nous devant la reine éclose, la rose, nous sommes simples pensées  pourtant à la robe chatoyante et noble. Effeuille le jupon de ma tendresse comme on écartèle les épines de noces d’or, comme l’enfant cherche à tâtons le sein de sa mère, comme la marguerite recherche sa terre nourricière. Agenouillons-nous au creux de la chapelle de sève et abreuvons-nous tout au fond du bénitier floral pour nous héler du coup de siffler de l’envie d’aimer et en êtres ailés regagnons paisiblement la prairie de notre intimité. Il y a le cimetière des éléphants et la toute petite tombe des vieux amants, fleurie de pédoncules amoureux. 

 



12/04/2013
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