La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Filigrane d’une femme.

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De rimes endeuillées,

d’un morceau de papier,

comme un tapis d’amants déroulé

le défilé de l’aube

d’océan et de ciel bleuté

l’enivre.

Elle voudrait s’enfuir au couchant

à l’heure où l’heure est brune,

où  la lune

emmêle ses cheveux dans la brume.

Les yeux défatigués

d’un songe d’aliéné,

sa musette d’amante écornée,

mordiller de ses lèvres

l’apnée d’un été,

le goût d’une fièvre 

à la lisière des paupières

où le cœur s’entrebâille. 

Á  l'orée d'une prière

où le temps bâille,

bail d’âme,

où les anges d’un instant

murmurent en braille 

le grand ballet,

d’une main allaiter les nuages

d’une aurore débraillée,

éther silencieux,

elle écoute les valses de Vienne,

une lèvre maladive,

les larmes lèpre au bout des cils,

une lettre fugitive.

Vienne valse  d'un pas chassé,

un pont suspendu entre ses doigts,

tremblent les rampes vénitiennes

sous les flots d’un détroit.

Des pleurs sur terre de sienne

fil de carnaval,

ballerine blessée

d’un vieux carnet de bal

où défilent des maux de bouche.

Un roulis, une robe enroulée,

une tour de guet

filet d’images,

filin des cieux

au bord des yeux,

petite dame

se tréfile.

 

 

 

 

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24/06/2014
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