La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Je.

 

Je veux me voir dans le reflet de ton cœur.

 

Me boire à ta source,

 

fugitive et sourde.

 

Être l’odorat de ton odeur.

 

Être le bonheur de ton malheur,

 

Je veux que tu sois ma muse,

 

le baiser de tous mes jours,

 

de mes rimes t’enivrer !

 

Et que se meurt Venise

 

aux portes de notre amour.

 

Dans le layon de tes reins déposer

 

un bouquet de roses éternelles

 

afin que mes lèvres

 

s’abreuvent

 

de leur sève,

 

sermon de pastourelle. 

 

Écrire sur ton corps

 

comme une ronde profonde

 

où les anges de mon âme

 

s’effondrent.

 

Comme une ombre d’automne

 

s’abandonne.

 

Comme une marguerite folle,

 

fleurir au creux de l’âtre de tes seins.

 

Ma plume amoureuse des voyelles

 

de tes courbes,

 

anémie de mes consonnes

 

amante d’un rêve voyou,

 

mes vers agonisent, larmes de vaurien !

 

Et valse

 

mon  poème

 

voyageur,

 

oiseau migrateur

 

du vert

 

de mes yeux.

 

Mon verbe amoureux

 

se fait gueux.

 

Comme tremble ma voix,

 

raisonne

 

le glas

 

du poète fou.

 

 



25/10/2012
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