La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

L'iris ...

 

 

Le spectre de la langue française me hante  Mes mots  insomniaques, sas de mes maux, mes lettres de pitance, faux visage de dieu épistolaire, faut-il que je répudie mes sens et redevenir jouvencelle de conscience. Rompre le barrage et couler dans le dialecte de mes rêves, sombrer au plus profond de ma misère et contempler ma mémoire, certitude d’astre mort, gémit l’arborescence de mes plaintes. Une risette d’un coin de cœur à la disette de mon âme et jongle un déclin de bouche au bord de mes cils, clin d’œil de lassitude. Elle gesticule ma permissive habitude, fléau  d’angoisse et de deuil d’esprit. Faut-il en venir aux mains, à un geste prénuptial, larme blanche de noces de sabre entre écriture et sépulture. Est ce de convenance de respirer avec les yeux dans le sarcophage du temps. D’écrire en pleurs d’enfance, l’encre charbonnière d’une jeune pousse, aveugle d’une naissance au creux d’une  mine où mon berceau charbon a teint mon front et bercer mon regard. Qu’une seule goutte d’eau abreuve ma soif de fillette déshydratée, amulette de porcelaine sur la berge asséchée de sable fin ambre de chevelure infantile où ruisselle sans bruit une source abandonnée, tamis de lumière, où je tamise un à un mes cheveux blonds.

 

 



09/02/2013
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