La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

L’algue.

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Il me faisait si bien l’amour que nos draps se souviennent  des mille décors de notre chambre. De soie d’aurore en crucifix la pendaison de nos deux corps, tous les accords d’un violon suspendus au rideau de l’archer, un seul archet  pour tant de cordes, ses mains en tremblent encore. Toutes les rimes de nos deux cœurs, édredon où la chaleur d’âme vient réchauffer nos jours vieillards où la canne à la main nous grattons tous les cailloux de notre route pour déterrer quelques racines de la rose perdue en chemin. La grande marelle de la vie on la connaît, à cloche pied, main dans la main de la terre jusqu’au ciel, nous avons lancé tant de fois la pierre. De petite portée de larmes en notes de charme, dièse ou allegro, de grincements de visage  en sourire d’alarme,  tu me fais si bien encore la cour sous le préau de la cour de la grande vallée, les sentiments en veille, cerbère de nos rides apprivoisées.  

 

 

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23/09/2013
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