La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Tapis rouge.

 

 

 

Gifle du temps, griffes d’argent, des noces de froment immatures noces d’or et transpire le temps. Je voudrais tant rien qu’une fois vivre l’immaculé d’un matin. S’enveloppe de poussière de sirène, le temps, passant jusqu’au dernier miroir brillant sous la mer. La lèvre tremblante faisant semblant d’un je t’aime … Ballot au fond du cœur, le vent en poupe, s’efface  la grève. Papillon pestiféré, le temps butine toutes les belles choses. Prendre un enfant par la main, lui apprendre le parfum des jardins, à cueillir la rose et le jasmin, à sentir l’embrun d’un demain. Un peu de poudre de perlimpinpin tombée d’un ciel noctambule  sur une chevelure diurne et s’abstient  la larme angélique. Entre nuages et brouillard vadrouillent quelques essais du mot amour. Le mal d’amour sur le quai d’une gare face au ponton  d’un cœur qui court. La marée larmoie, salin faisant la cour  à l’ambre d’un sable fin. L’écharpe d’aveux, châle  aux longs discours caresse le nu d’une épaule, de compresse en écharde à l’âme va le chiffonnier d’un jour. Chiffons de vie, de coton ou de  lin ainsi s’emballent des gueules d’amour, un soir  au  clair de lune, dans le carton d’un clerc de notaire.

 



19/03/2013
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