La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

En amont du vautour.

  

 


Les murmures de septembre ont roulé tous les galets... Piano-bar tanguent les touches noires et la môme au camélia ondule ses hanches. Tremble une main dans le froid de novembre, demain est si loin... Un soupçon de rosée retenue d'eau de tes yeux, la pluie se fait clémente poussée par la mousson du revers des saisons. Meneuse boréale tourbillonne l'amazone en l'hameau de ta prunelle. En aval, aval à la morte saison virloltent les feuilles mortes gypsies courroucées. À la rousseur de la femme oubliée, taches de son, s'envole l'oie sauvage, touches blanches clandestines émigrées au clavier immigré. En l'aubade d'un corsage le dénicheur des neiges éternelles connaît la douceur des prémices de ces gestes tièdes... Hybride rebelle dans le creux de nos noces l'amour et la mélancolie, ivresse maritale danse une larme à l'ancienne. Relis-moi ma bohème quand les beaux jours me reviennent. Naguère nous naviguions bergère, la vie entrabaîllée au rebord d'une prunelle, un poème sur les lèvres. Mais glisse la bohème, bohémienne aux yeux clairs me caresse  pastel le fusain de nos lèvres et SOS sous la mitraille d'un ciel gris de novembre se recrocqueville l'antracite, illicite prière de nos paupières vagabondes. Et transpire l'enfant. Mira rêve et s'endort Camille. Un vieux banc cérusé de  Syracuse que léveché a soufflé,  les pleurs du Libeccio blanc de Saturne, fugue passagère en l'aval du vautour ; et tremble Ma Bohème fugitive clairière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelpart un ovipare.
ô vie...

Part.

Hey ! Mes chéris...
C'est ruser.

Génétiquement translucide,
Rachel Désir.



23/03/2017
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