La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Absinthe d'un rêve.

 

 

Langoureux sculpteur, dans ma couche solitaire, j'imagine le chemin de ton corps ... Je dessine tes courbes imaginaires, mes draps sont ta peau recouvrant ma propre chair. Mes gènes sont en lambeaux ! S'embrase au creux de mon être l'oriflamme de tes os qui construisent en secret mon squelette. Je m'abreuve de tes sens innocents, ce voyage me fait renaître moi le modeste voyageur de ce pays qui se nomme amour. Les nerfs à fleur de conscience, profond tombeau, cancer amoureux d'un autre moi, je deviens le corsaire du vide que tu m'infliges ! Le dormeur du val est le maître de tes vallons. Dans ma vallée profonde, mon insomnie ne peut point s'éteindre sans le plaisir de ton toucher ! Ce charnel qui s'enfuit, ce malappris qui ne sait que désobéir à mes mœurs meurtries.



20/05/2012
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