La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

C’est la fête des pères.


 

C’est la fête des pères

 

en mon cœur des plaies,

 

en mon âme

 

deux gerbes déposées.

 

C’est la fête des pères

 

moi je ne peux danser.

 

Je ne peux que faire valser

 

mes larmes,

 

effleurer deux pierres tombales,

 

bien fini leur bal.

 

Mon mégot dans le cendrier

 

comme si je n’arrivais pas à oublier

 

ces années de cendre.

 

 

Cendres riez

 

dames coureuses,

 

couveuse éreintée,

 

engelures de nouveau né.

 

J’ai l’âme fiévreuse,

 

mon sang est enrhumé

 

de caresses inachevées.

 

Une table dressée,

 

je ne suis qu’un hote

 

sans invité.

 

Ô mère ôte

 

devant mes yeux

 

ces portraits

 

de mes anges bleus !

 

Mésange bleue,

 

ils ne t’entendent plus chanter.

 

C’est la fête des pères,

 

non mon cœur n’est pas pierre,

 

galet de ricochets,

 

eau je t’entends rigoler,

 

un sandre

 

pour ma prière

 

contre tes rochers. 

 


 



16/06/2013
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