La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Chinoiserie.

 

Une tranche de pain comme une tranche de vie que l’on tartine à sa manière, d‘angoisse ou de lumière, de sel ou bien de miel. Rien n’est éternel, ni le charnel, ni le virtuel, tout est image. Tout est vertige, tout est sommeil. Les fruits des bois que l’on cueille, à chacun sa saison, la pomme d’Adam que l’on croque à pleines dents. Les trompettes de la mort, succulent champignon, les trompettes de la mort, dernier morceau de musique, la rage de vivre, vaccin antirabique de l’être humain, la rage du chien, mordre à pleines dents la vie et ce n’est rien juste le goût de vivre !  Un petit grain de riz, rêve de chine, sève de vie se niche quelque part par là au creux d’une main. D’un petit coin de cœur, on entend soudain battre le sien. D’un geste de la main, on dit au revoir ou reviens ! D’un regard on dit je t’aime ou fous le camp !  On balaie sa vie comme un plancher sans se méfier des échardes. Mais quand elle est plantée en plein cœur, l’esquille, on s’en souvient … On sort un mouchoir de sa poche pour y déposer le véreux de son existence, un bras le corps omniprésent, conscience contre remord.

 



02/01/2013
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