La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Dialogue atypique.

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Éric Hubert à dit :

 

« Rachel Désir écrit qu'une année amende l'autre.  Comme un blanc saint qui nous donne libre parcours sur une nouvelle vie. Lavé de tous soupçons, voici le nouveau départ. Pourtant, j'écris en lettre de sang les erreurs du passé. Et je vous jure qu'elles sont cumulables. Rachel, mon amie a une propension incroyable à dédramatiser les choses. Mais moi stoïcien, je cherche toujours la gomme arabique ... Qui effacera à volonté et d'un trait les tristes moments de mes réalités. Sous le crayon gras je dessine Atlas portant le monde. Mais Atlas est trop lourd pour moi. J'écrase vers moi un cercle concentrique, je ramène tout à moi. Atlas portait le monde, maintenant je porte le mien. L'année nouvelle est là, Puis-je prier, moi qui ne prie pas. »

 

Rachel répond :

 

« Chien errant ou mendiant du temps, louve blanche ou gueuse, on a tous des aigreurs du cœur, l’épée Damoclès cerbère d’un journal intime. Le harcèlement des jours à se pourfendre, alphabet génétique laisse-moi encore un peu mendiante, chevalière à mon doigt, cavalière d’un présent, une main qui se perd infini puéril. Le cœur incubateur, brise charnelle de l’âme, épouse solitaire d’une plume guerrière d’abîme, les sans culottes osèrent naguère baisser leur froc, d’un baiser  Judas embrasa leur noble fessier. Atlas portait le monde, autrui porte sa croix. Oui tu peux prier mon frère, citoyen, l’intime se niche dans tous les cœurs mitoyens. »  

 

 

 

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27/12/2013
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