La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Dividende.

 

 

La faim de tendresse me donne la fringale. Ô ! Sentir sa main, qu’elle me frôle bohémienne, se fonde, silence de mémoire puis caresse d’offrande glissant sur mes reins, je la caresse de mes sens éteints. Je la quémande l’affection, cérémonie de deuil,  non je ne veux pas de mots hurlant d’amour, juste une voix berceuse de mon néant. D’un doigté tremblant qu’elle conjure ma douleur, légitime avortement de mes mauvais moments. Draps blancs, linceul collégien, elle est marquise, je suis statue de Sade. Ma couche sable chaud où s’endorment les goélands paresseux géants. Une bouteille à la mer SOS de fatigue, écrit indélébile comme une vieille habitude, la vie en étiquette sur un flacon de morphine.   

 


 

 

 



10/05/2013
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