La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Encre accroche cœur.

 

 

Elle part au petit soir, discrète, un adieu sans geste de la main, une poignée de souvenirs comme des feuilles d’automne virevoltent au loin, un dernier coloriage de fin d’été … Un regard d’au revoir, blafard, menthe religieuse, elle se donne amante fiévreuse, pécheresse d’une couche feue. Vêtue d’un drap blanc, plaignante valseuse, incestueuse, elle danse dans mes entrailles. Mon cœur trempé d’espoir regarde les larmes du bon dieu mouiller un vieux quai abandonné, une trêve du cœur. Aumônière du désarroi, mon âme rampe autour d’elle … Je ne suis qu’erreur d’un destin, bête à chagrin, l'aigreur d'un matin. La mélopée des sentiments au creux de ma main qui ne veut pas s'ouvrir. Je m'enveloppe du gris de la vie et je me fais souffrir … Mon âme en enclume coule mon cœur. Mes pleurs en châle sur toutes mes journées, de sourires en cascade, je veux rêver et vivre. Je la retrouve au petit matin, gisante, elle m’a tout donné, la splendeur de son corps, ses soupirs, son souffle chaud d’un amour clandestin. Puis sous la croupe envoûtante de la langue française rêveuse, elle redevient ma plume languissante.

 

 



05/11/2012
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