La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Flashback !

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Une gerbe de silence

 

à la femme sur la mer du temps,

 

ne renie pas l’oiseau sur la branche,

 

n’offense pas cette femme,

 

ta femme.

 

Homme de voyage,

 

les déferlantes  sur son visage

 

sont les traces de tes départs. 

 

Ses rides  d’un vent d’autan

 

parlent autant 

 

qu’a navigué ta voile au couchant,

 

Ainsi s’éloigne  un phare,

 

on ne fait plus l’éloge,

 

une bouteille à la mer,

 

il n’est pas trop tard.

 

Donne lui encore la chance

 

de se fracasser contre l’écueil de tes bontés.

 

Sa peau reste douce,

 

caresse la du bout des doigts.

 

Sa chair est encore tendre,

 

pourlèche la de la pointe de tes sens.

 

De ta main s’ouvrant en corolle,

 

de tes doigts pétales,

 

offre lui le velours

 

de ses vieux jours.

 

Sur son corps chiffonné

 

des vagues de l’absence,

 

elle donne encore un sens

 

à ses émois.

 

Sur ses lèvres momifiées,

 

dépose un baiser,

 

fais lui la cour.

 

D’un doigté désarçonné

 

fais lui l’amour

 

à son soleil levant.  

 

Regarde ses taches brunes sur ses mains,

 

diseuses d’un long chemin.

 

Elle reste digne,

 

bercée de solitude,

 

dans ses draps gorgés de lassitude.

 

Les yeux  à marée base,

 

le cœur latitude zéro, elle t’aime.

 

Iceberg de sentiments,

 

elle t’ouvre encore sa couche.

 

N’ignore pas ces quelques lignes,

 

juste avant quatre planches

 

et un mur de silence.

 

 



07/03/2013
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