La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

La colombe de l’écriture.

 

Creuse ma mémoire mes émois morts, coule limpide, sulfureuse, anneau de poussière  à l’échancrure du corsage du temps. Le Louvre m’ouvre ses portes et mes larmes chaudes fondent, cire du Grévin. Quelques prières se baladent, elles jouent les concierges, pauvresses de tombeau ! Et les seins gorgés de soleil, mon âme se colle  à ta peau. Ils dansent   les mon seigneurs blafards de ma conscience, elle me tue à petit feu, la cadence de tes lèvres, bouche morte. Et ces lippes d’errance ont le goût lointain du miel, les miennes se sont usées à ce glaive en partage et mes rimes se sont éteintes, louves de silence. Comme un abcès dans la gorge, la fin de quelques vers et les maux d’un ange restent sur leur faim, bol de soupe du pauvre. 

 

 

 



21/02/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 26 autres membres