La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Le conte de Morphée.

 

N’oublie jamais de regarder au bord d’un fossé, une fleur sauvage aux pétales fatigués et à la corolle triste comme la mine du poète usé peut s’y laisser faner. Mime lui l’amour même si ton cœur est aigri. De tes larmes tièdes, humidifie son calice, d’une rosée prénuptiale abreuve ses racines. Alors elle te dira merci de sa grâce, de son aube nuptiale elle embaumera ton âme et fera de ton logis le jardin d’éden. Elle te contera la parabole de l'aveugle aux yeux d’encens, de sa robe d’aurore, une rose trémière avait rendu la vue à un indigent dont les iris, fleurs éteintes, avait été brûlé par l’acidité du fouet d’un richissime seigneur qui pour un louis d’or aurait asséché torrents et mers. Meurtrissant par bon plaisir ses femmes et ses valets, pierre l'amblyope en fût l’une de ses victimes où un soir repu d’hydromel ce monseigneur lui offrit les lanières de son ivresse. Lacérant d’abord ses paupières et ensuite la lumière de ce regard qu’il jugeait trop curieux. La rose en se trémoussant, amoureuse éperdue d’un coquelicot avait parsemé les cils de Pierre de sa poussière ambre. Comme une fleur éclot, Pierre aperçu une infime lueur puis un rayon de soleil et ensuite l’astre et ses cieux. Soudain s’ouvrit devant lui le bal du jour attendant le crépuscule. La lune  caressait les étoiles d’un croissant comme pour se donner en spectacle à ces prunelles de nouveau dieu.

 

 

 


 

 

 



20/05/2013
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