La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Les dépaysés …

 

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Tu m’épies et dérobes au passage quelques-uns de mes sourires, chenapan au cœur aigris. Trinquons à ta vie qu’épouse la nuit, dis ne fais pas tant de bruit avec les timbales de l’envie. Les cymbales de la pluie, saltimbanque dans l’oubli. Souviens-toi du cœur du pain tu sais cette mie dans le four à pétrin … Un chien qui aboie sur le seuil d’une porte … C’est qu’il entend ton pas s’éloigner. Si c’est ton petit bonheur je veux bien te donner encore jusqu’à plus force de mes mains, de mon cœur. L’ivresse de la dernière caresse entre tes mains et tes doigts qui crient encore cette faim …  Á la fin de cette ombre qui s’étale sur l’aube comme un ciel d’octobre. Merci bien !  Grande dame la vie de m’offrir ce jardin fleuri d’une rose précoce, de sa rosée qui m’accueille, j’en suis fort aise. Lassée de n’être plus que deuil, arbrisseau qui se meurt … Laisse tomber les feuilles du sol pleureur … Laisse piaffer la gueuse libertine. Je te donne mes lèvres aveux d’une orpheline et au creux de mon corsage se tendent comme deux petites mains, des baies sauvages, les bourgeons de mes seins, sur les berges du cœur le roulis du drapeau blanc de mes erreurs.

 

 

 

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13/09/2014
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