La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Les fleurs de la détresse.

 

 

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Qu’est ce que je fais là, assise sur le banc de ma vie comme une sage écolière qui réapprend les règles simples d’une existence … Vivre comme ces astres éteints, ne plus servir à rien ! Là où s’étreignent passé et présent, j’ai déposé toutes mes larmes, j’ai défié tous les dieux, ensorcelé mon âme ! Je n’ai d’yeux que pour elle, cette croupe incendiaire qui m’entraîne aux enfers ! Mes mots glissent sur sa chair, une écriture charnelle assaille mon être et terrasse mon esprit. Endormie sur la terrasse de l’envie, des maux spirituels peuplent mes nuits de rêves gris. Taciturne confiance je n’ai plus de toi qu’une mince vision. S’il me fallait à nouveau dire « Je t’aime !» A qui offrirais-je ce bouquet de fleurs fanées ? Un livre érotique posé sur ma table de chevet  recueille toutes les sueurs de ma jeunesse. Poussière d’argent, rires d’antan gravent sur la voûte des indolents, des plaisirs somnolents. J’écris depuis trop longtemps des prières oubliées, ouvrières du temps. Décennie lointaine, n’accueille pas ma peine, ne perce pas mes veines d’un sourire indigent harassé de  mes râles d’adolescente ! Courtoise pudeur, dans tes cris baignés de sang, geint une étrange douleur, avocate de mes sens défunts.  A quatre pattes, j’arpente  le leurre de mes jeunes années. Se consume en moi un humble sortilège où assoiffés d’angoisse, les soubresauts de mon orgueil sursautent tendrement jusqu’au dernier repas de mon cœur lymphatique de s’être top rassasié de ce corps de reine. Ce pouls fatigué d’avoir trop fait semblant d’aimer ses seins de marâtre. De ces splendides fruits, là où venaient s’éclairer par de lucioles innocentes, un essaim  de moussaillons, ne restent plus que les tendres pépins  de la joie d’être mère. Rien ne peut égaler ma fierté d’avoir été génitrice  et de l’être avant tout d’être une chose à aimer. De vagues pensées tourbillonnent, sarcophage de mes entrailles, les vagues d’une mer douteuse déferlent,  rinçant le bas de mes reins, d’une dernière tempête. 

 

 



20/02/2012
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