Lettre à Étienne.
Lettre à Étienne, ma main tremble un peu tendre misère … Je voudrais écrire une mélodie pour Étienne au tempo angélique … Gravir la pente jusqu’au sommet de l’émotion, sans voile, la grand-voile portée du bout de ma bouche. Du bout des doigts la communion de dièses et de fa opium sans nom. La grande affiche d’un noir et blanc, touche blanche, touche noire, le vol des oies sauvages, énième duvet de Beethoven, poser des notes du bout des lèvres, un effleurement d’ailes musée. Muser sur le port d’Amsterdam ivresse d’un marin. Mendier ta main va-nu-pieds d’un trottoir. Quolibet délecté le petit marseillais sur ma peau. Un illettré sous ta paupière le brouillon de mes mots, l’océan et son hiver, happe la vague pâle la sirène et son écho.
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