La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Monologue d'une fleur.

 

 

 

Sous l’aumône d’un sein,

 

 j’offre ma caresse vaurienne,

 

 à mon petit bohémien.

 

J’ai peur des rires de son silence,

 

des rides de son absence,

 

de sa plainte d’existence.

 

J’éprouve crainte

 

de l’érosion de mes paupières,

 

des sueurs de la ménopause,

 

de son coup de serpillière,

 

du bruit de la vieille charpente

 

de notre logis

 

qui craquelle,

 

du grincement de  nos persiennes.

 

J’ai hantise

 

de ta main qui m’oublie,

 

de la rose

 

si ancienne

 

pourtant encore notre belle.

 

J’appréhende

 

ta bouche sans souffle,

 

qui n’ose et s’absente,

 

le souffre de mes lèvres,

 

pourpre de fièvre,

 

souffre-douleur,

 

la poussière de pleurs

 

que nul ne souffle.

 

J’angoisse

 

de l’envol  muet de la tendresse,

 

de la perte d’allégresse

 

d’un cœur gris.

 

Je ressens l’effroi du cirque de la vie

 

de sa piste  aux soupirs,

 

de l’oreille sourde de l’abstinence.

 

Entre l’ombre et la lumière

 

de l’hôtel de nos souvenirs

 

posé sur l’autel du sacrifice,

 

j’aperçois le manège des hirondelles.

 



17/03/2013
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