La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Requiem pour un ange …

 

 

 

Dis petit enfant ! Jouons à la vie, si tu le veux bien … Je n’avais qu’un iris bleuté d’un rêve chaud, sur mon visage, le sourire d’un ange, caressant  l’aube de sa vie. Au bord de mes lèvres, une lèpre rêveuse festoyait. Je choyais gaiement le temps d’une innocence, cette incertaine berceuse … Trop onéreuse vie, ces instants bluffeurs, mercantiles histoires de l’existence, je sombre à présent dans l’infâme gouffre d’être adulte … Tenancière maladroite d’un après temps, ces jours qui se jouent de moi, mes clapotis d’adolescentes  me semblent si loin …         

 

 

 

 

Mes maux pausent sur une frêle brindille, fragile image au ton pastel. Parfum de mon enfance aux couleurs indolores, naquirent naguère les senteurs impalpables d'une vie antérieure. Fresque inimaginable d'un futur incertain, s'estompe au creux de mon âme un souvenir taquin. S'annoncent mille tempêtes, une risée m'emporte, flot moqueur de mon imagination. Rires et larmes s'en vont bon train … Avenir où es tu ? Tu te joues de mon présent, gentleman cambrioleur! Tu voles et puis m'offres les plaisirs d'une farandole où les jeux de l'amour s'affolent puis s'endorment. Je te guette à chaque instant, toi mon prince charmant ! Je dessine à ma guise ta mine, tantôt rebelle et hirsute mais souvent si courtoise que je m'y m'éprends moi même. Tu as quant même fière allure sous ton apparat trompeur. De ton sourire enjôleur, je suis prise au piège. D'une fringale s'enflamme ma plume à la croisée de nos chemins. De tes larmes infantiles, relique joyeuse, je m'enivre à présent.

 

 

 



05/12/2011
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