La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Ténèbres à découvert.

 

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Ce soir je prendrais bien un verre de blues, fièvre à gros sanglots  … La mélancolie jase sans flouze, jazz  à fleur de cœur, l’âme à fleur de peau.  Comment vas-tu ! L’ami … Je t’écris une lettre, quelques larmes épistolaires. Des lettres sur tes lèvres, lèpre d’amitié et d’une fleur blême, de désert, enterrée rose des sables, en quelques vers de bohème, je feuillette un poème, j’effeuille les fleurs rêveuses, flower forever. J’ai besoin de notre rêve, de  ta bouche bourgeon mutant sur le fleuve de ma vie, rose de nuit. Léthé soufrière des anges, ma chevelure traîne, longue misère de feuilles mortes ma prose traîne dans un bar morose, hère, lèche un comptoir et s’endort versets, versez le champagne dans cet éther doré. Calice d’immortelle, chandelle sans oreiller où s’épuisent mes rimes, solfège inanimé, d’un cœur hébété tant regretté, ma poésie damnée. Je suis ivre d’une ivresse sans alcool, sans alcôve … Synopsis de tristesse d’une asthénie où l’aphasie se mire. Ô ! Mon ami disparu ! Gueuse de vestiaire je suis devenue, le cœur dépucelé … La Vanesse du chardon, belle dame n’est plus. Si mon alexandrin s’enfuit vers la vallée sans soleil, il y aura ta main pour retenir mes lignes. Si d’un naufrage j’ai faim, tu resteras ce monde sans fin, où dans tes bras s’est endormi mon cœur, où sur ta poitrine s’est blottie mon âme petite pelote de laine sans orgueil.  

 

 

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31/08/2014
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