La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Tremblote de vie.

 

 

 

 

 

Au loin se dessine, une valse à quatre temps, ouvreuse du temps. Une note titube puis une autre, s’entrelacent une partition de lumière et une mélodie, veilleuse de nuit. Oh temps ! Amer poison de mon visage, poème aux mille rides où s’apprivoisent les sarcasmes d’une respiration nonchalante. Mes saumâtres rimes, plongeuses vagabondes sucent l’étreinte voyageuse des rails de temps. Ah mère ! Que fais-tu ainsi, courbée, esclave des enclaves du temps, mauvais coureur de jupon Sur un lobe d’oreille valsent les heures, musiciennes ancestrales … Parisienne de campagne, l’orée du jour t’accompagne, magicienne d’Oz, artiste du vent où des âmes plumes prennent leur ombrage. Le parfum sauvage d’une bohème, tremblent les feuilles égoïstes d’automne comme un dernier ballet, la ballerine absente, des chaussons de danse usés de toutes ces pointes feutrées. Un troubadour feigne des gestes d’amour au creux de tes courbes tristes et fatiguées, reste de quelques caresses atrabilaires sur la fripe de tes reins. Dans un jardin morose, s’étale le chiendent de tes jeunes années, récital de vie. Ecris-moi, mère souveraine, du mouroir de tes vingt ans, brise ce miroir de vieillesse, haillon de chair. Chante mon père ! Fais-lui aumône de ce temps désarticulé … Offre-lui ton notre père, anorexie de ton cœur ambulant, sonate inachevée du temps.

 

 

 

 



11/11/2012
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