Le cri du néant. - La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Le cri du néant.

 

 

 

 

 

Soudain un son strident retentit ! Fred et Sophie les invités de Madame Sansgêne ignorent sa provenance. Ils sont comme pétrifiés, ce cri de plus en plus plaintif, s’étouffe peu à peu comme se meurent les pleurs de l’agonie.

-«  Ni connivence, ni farce de fin d’année ! »

S’exclame Madame Sansgêne stupéfaite, aussi verte que Diablo son caméléon, ce cher petit animal aussi malicieux que sa maîtresse de maison.

-« Veuillez je vous prie prendre place dans la salle à manger, ce petit interlude n’a que trop duré. » dit Madame Sansgêne d’une voix agacée.

Fred et Sophie d’un ton interrogateur :-« Ne croyez-vous pas qu’il serait plus opportun de résoudre l’énigme présente, cherchons ensemble d’où provenaient ces plaintes si intenses ! »

Madame Sansgêne rétorque :-«  Mais enfin, malotrus que vous êtes, vous ne pensez pas pouvoir visiter à votre guise les différentes pièces de ma demeure, hors de ma vue ! »

-« Allez, allez, prenez la porte, détectives de guingois ! »

Sur ces belles paroles, nos deux compères quittent les lieux, enfin presque…

-« Regarde » s’exclame Fred ! « Regarde la gargouille !!! »

- « Quelle gargouille ? » dit Sophie. « A oui ça y est je l’aperçois mais ses yeux convergent et sa bouche, sa bouche s’ouvre ! Quel est donc ce liquide jaunâtre qui s’en échappe ? »

Toc, toc font les gouttes de salive maladive de cette statue ressuscitée en caressant le front de Fred. Peu à peu des lettres se dessinent sur le visage de Fred : A,U,S,E,C,O,U,R,S

-« Fred, Fred ! » Hurle Sophie « Fred réponds-moi et ce voile devant mes yeux, cette écharpe de brouillard qui enveloppe et lacère ton coup… »

-« Sophie, Sophie » grommelle la gargouille « laisse le moi, laisse moi pénétrer son corps, j’ai besoin de l’apparence d’un jeune homme ! »

Sophie est tétanisée, se dérobe devant cette scène que faire ?

Improviser ! Et improviser quoi ?

Elle n’est pas assise tranquille sur un siège de ciné mais au premier rang d’une dramaturge bien réelle !

Soudain ce même son strident retentit à nouveau mais cette fois Sophie sait.

C’est son tour d’être léchée par la bave bestiale de l’autre gargouille située à cinq mètres de sa congénère, sans doute sa compagne…

Elle ne tente pas de fuir, pourquoi ?

Fred son frère de sang, le pacte, cette promesse d’enfant : main dans la main nous arpenterons le même sentier, nos pas vers notre destin nous guiderons !

Quant à Fred lui, ce n’est plus Fred, toujours le même faciès mais à l’intérieur une âme diabolique qui savoure chaque seconde l’apothéose du néant.



18/08/2011
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