La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Le diable au corps.

 

 

 

Au bord d’un chemin,

 

j’aperçois un mendiant,

 

je le comprends cet indigent,

 

je lui tends ma main.

 

Qu’il me donne son ardeur

 

à quêter dans le froid du matin.

 

Moi je lui offre mes sueurs froides,

 

ma chaude maison brûlante d’angoisse.

 

Il a faim …

 

Je lui donne mon assiette froide

 

que je n’ai pu terminer.

 

Il a des gerçures à ses pieds,

 

à ses mains.

 

Moi je lui offre les engelures

 

de mon âme,

 

ses césures.

 

Il a la nausée du cœur.

 

Moi, je le lui donne le mien

 

qui bat trop fort sous la douleur.

 

Il voudrait une couche propre.

 

Je lui offre la mienne,

 

mon pot à la tienne !

 

Ses draps changés

 

deux fois par jour,

 

humides des abcès 

 

de mes mauvais jours.

 

Il ramasse les mégots

 

dans les rues.

 

Je lui offre le nu

 

de mon cendrier,

 

devenu ghetto.

 

Il se refuse au centre des SDF.

 

Fief,

 

moi j’accepte ce centre d’anti douleur,

 

je lui tends mes bras

 

et mon cœur.

 

Son corps dehors,

 

il voudrait  voir la vie en rose …

 

Je lui offre une dose

 

de ma morphine !

 

Mes larmes se font roses …

 

Mort fine

 

sans cri au dehors

 

eh oui j’ose !

 

 

 



20/11/2012
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