La nudité de l'esprit.

La nudité de l'esprit.

Petite viens ! Je vais te conter un poème ...

 

 

 

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Fluette des champs,

 

passe le temps.

 

Deux amoureux détissent

 

leurs chemins,

 

effilant la vie

 

pour tisser la rose.

 

Tisserands de vie,

 

tisserins d’un nid,

 

des brindilles à la main,

 

ils te feront un abri

 

où tu pousseras

 

ton premier cri,

 

Qu’il est petit,

 

si infime,

 

le bruit de tes premiers pas.

 

De ton ballet

 

ballerine  virtuose,

 

tu tisses,

 

fil fragile,

 

ton napperon au crochet,

 

prélude d’un grand film,

 

celui de ta vie.

 

Tisserande du temps,

 

tu auras

 

le cœur cambré

 

d’anciens je t’aime,

 

le cœur comme

 

une ardoise à l’envers

 

quand il regarde en arrière,

 

quelques notes

 

dans un grimoire,

 

le regard d’une fillette

 

aux yeux couleur noisette,

 

le reflet d’une chambrette,

 

deux ou trois larmes

 

te viennent,

 

miroir de maux.

 

Alors à présent

 

fais les rêver

 

les lignes de ta main

 

à en hanter tes mots

 

afin qu’ils redeviennent

 

les nourrissons de ta mémoire,

 

leurs lumière et ton son.

 

Tu auras le cœur

 

comme un je t’aime,

 

velouté de bohème,

 

quand tu écriras

 

ton dernier poème,

  

souvenirs  d'enfant

 

aux taches de son.

 

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06/10/2013
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